On peut généralement connaître le sexe du bébé à l’échographie du deuxième trimestre, réalisée en France autour de 22 semaines d’aménorrhée (SA), soit environ 20 semaines de grossesse. Il arrive qu’une estimation soit proposée plus tôt, mais elle est moins fiable. Et même à l’échographie morphologique, la position du bébé peut empêcher de voir clairement ses organes génitaux.
Fille ou garçon ? C’est souvent l’une des premières questions qui arrivent quand on annonce une grossesse. Certains futurs papas préfèrent garder la surprise jusqu’à l’accouchement ; d’autres comptent les jours avant l’échographie. Mais à partir de quand peut-on vraiment avoir une réponse fiable ?
À quelle échographie découvre-t-on généralement le sexe du bébé ?
En France, trois échographies sont habituellement proposées au cours d’une grossesse sans complication. La deuxième, dite échographie morphologique, a lieu au deuxième trimestre, généralement entre 20 et 25 SA, souvent autour de 22 SA. Elle sert avant tout à examiner l’anatomie et la croissance du fœtus.
Si les conditions d’observation sont favorables et si les parents souhaitent le savoir, le professionnel peut également leur indiquer le sexe apparent du bébé. Il ne s’agit toutefois pas de l’objectif médical principal de cet examen.
Peut-on savoir si c’est une fille ou un garçon dès 12 SA ?
À l’échographie du premier trimestre, réalisée entre 11 SA et 13 SA + 6 jours, il est parfois possible de formuler une hypothèse à partir de l’apparence du tubercule génital. Mais à ce stade, les organes génitaux externes ne sont pas suffisamment différenciés pour garantir une réponse fiable dans tous les cas.
Mieux vaut donc considérer une annonce très précoce comme une supposition, et éviter d’organiser toute la chambre ou d’annoncer le sexe à l’entourage sur cette seule base.
Pourquoi le sexe du bébé n’est-il pas toujours visible à l’échographie ?
Même au deuxième trimestre, il arrive que bébé garde les jambes serrées, tourne le dos ou adopte une position qui complique l’observation. La qualité de l’image et les conditions de l’examen jouent aussi un rôle.
Le professionnel peut alors préférer ne pas se prononcer plutôt que de donner une réponse incertaine. Une erreur reste possible, même si l’identification est généralement plus fiable lorsque les organes génitaux sont bien visibles à l’échographie morphologique.
Une prise de sang peut-elle révéler le sexe du bébé plus tôt ?
Certaines analyses de l’ADN fœtal circulant dans le sang maternel peuvent identifier la présence de matériel génétique provenant du chromosome Y, parfois dès le premier trimestre. Cependant, en France, le dépistage prénatal non invasif (DPNI) proposé dans le parcours de soins vise principalement certaines anomalies chromosomiques, notamment la trisomie 21 : il n’est pas prescrit simplement pour connaître le sexe du bébé.
Des examens génétiques diagnostiques peuvent également fournir cette information lorsqu’ils sont réalisés pour une indication médicale. Ils ne doivent pas être envisagés uniquement par curiosité. Pour savoir quels examens sont adaptés à votre situation, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin.
Les signes de grossesse permettent-ils de deviner le sexe ?
La forme du ventre, les envies de sucré ou de salé, les nausées ou encore le rythme cardiaque du fœtus ne permettent pas de déterminer de manière fiable si le bébé est une fille ou un garçon. Ces croyances font parfois sourire en famille, mais elles n’ont pas de valeur diagnostique.
En attendant l’échographie, rien n’empêche de s’amuser à faire des pronostics. Il suffit de les prendre pour ce qu’ils sont : des jeux, pas des résultats médicaux.
FAQ : les questions des futurs papas
À 16 semaines de grossesse, peut-on connaître le sexe du bébé ?
Parfois oui, si les organes génitaux sont visibles et les conditions favorables. Mais la confirmation est généralement plus fiable lors de l’échographie morphologique du deuxième trimestre.
L’échographiste peut-il se tromper sur le sexe du bébé ?
Oui. Les erreurs sont peu fréquentes lorsque l’image est nette et l’examen réalisé au bon terme, mais elles restent possibles. Le professionnel doit signaler toute incertitude.
Est-on obligé de connaître le sexe avant la naissance ?
Absolument pas. Vous pouvez demander à ne pas recevoir cette information et conserver la surprise jusqu’à l’accouchement. Pensez simplement à le préciser au début de chaque échographie.
À retenir
Pour connaître le sexe du bébé à l’échographie, le repère le plus courant est le deuxième trimestre, autour de 22 SA. Une estimation plus précoce est possible, mais moins sûre. Et si vous préférez garder la surprise, c’est tout aussi possible : le choix vous appartient.
Sources et informations utiles
• Assurance Maladie — Suivi de grossesse et échographies : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/grossesse
• Service-Public.fr — Examens médicaux pendant la grossesse : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F963
• Haute Autorité de santé — Dépistage prénatal de la trisomie 21 : https://www.has-sante.fr/
