C’est une évolution importante pour les jeunes familles françaises. Depuis ce 1er juillet 2026, un tout nouveau droit entre officiellement en vigueur : le congé supplémentaire de naissance. Longtemps attendu, ce dispositif permet aux parents de passer davantage de temps auprès de leur bébé durant ses premiers mois de vie, sans avoir à basculer immédiatement vers un congé parental.
Pour les futurs et jeunes papas, cette mesure représente une véritable opportunité. Plus de temps pour créer un lien avec son enfant, soutenir sa conjointe et trouver progressivement son équilibre familial. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Un nouveau congé qui vient compléter les dispositifs existants
Première précision importante : le congé supplémentaire de naissance ne remplace pas le congé paternité, le congé maternité ou le congé d’adoption.
Il s’ajoute à ces congés déjà existants.
Autrement dit, après avoir bénéficié de votre congé paternité, vous pourrez désormais prolonger votre présence auprès de votre famille grâce à ce nouveau dispositif.
L’objectif affiché par le gouvernement est double :
- permettre aux parents de consacrer davantage de temps à leur enfant durant les premiers mois de vie ;
- favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale tout en renforçant l’égalité entre les deux parents.
Jusqu’à deux mois supplémentaires pour chaque parent
Chaque parent dispose d’un droit personnel.
Concrètement, chacun peut bénéficier :
- d’un mois de congé supplémentaire ;
- ou de deux mois s’il le souhaite.
Ce droit est individuel : il ne peut pas être transféré à l’autre parent. Si le père décide de ne pas utiliser son congé, la mère ne pourra pas récupérer ces semaines supplémentaires, et inversement.
Les deux parents peuvent également choisir de :
- prendre leur congé en même temps afin de profiter pleinement des premiers mois avec leur bébé ;
- ou alterner leurs périodes de congé pour prolonger la présence d’un parent au domicile.
Le congé peut également être fractionné en deux périodes d’un mois. En revanche, il n’est pas possible de le découper en semaines ou en quelques jours.
Qui peut bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?
Le dispositif est beaucoup plus large que le seul salariat.
Il concerne notamment :
- les salariés du secteur privé ;
- les agents de la fonction publique ;
- les travailleurs indépendants ;
- les professions libérales ;
- les exploitants agricoles ;
- les artistes-auteurs ;
- les demandeurs d’emploi ;
- les conjoints collaborateurs ;
- certains étudiants en médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique.
Les parents adoptants sont également concernés.
Le congé est accessible pour les enfants :
- nés à compter du 1er janvier 2026 ;
- adoptés à partir de cette date ;
- ou nés prématurément lorsque la naissance était initialement prévue après le 1er janvier 2026.
Quelles sont les conditions ?
Pour les salariés, les conditions d’ouverture des droits sont proches de celles du congé maternité ou paternité.
Il faut notamment :
- justifier de six mois d’affiliation à la Sécurité sociale ;
- remplir les conditions d’activité ou de cotisations prévues par l’Assurance Maladie ;
- avoir utilisé auparavant l’intégralité de son congé maternité, paternité ou d’adoption.
Le congé supplémentaire ne peut donc jamais commencer avant la fin des congés légaux déjà existants.
Dans quel délai faut-il le prendre ?
Le congé devra être utilisé dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant dans le foyer.
Une exception existe toutefois pour les familles dont l’enfant est né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.
Comme les décrets d’application n’étaient pas encore publiés, le délai de neuf mois commence exceptionnellement à courir à partir du 1er juillet 2026.
Ces parents auront donc jusqu’au 31 mars 2027 pour utiliser leur congé.
Quelle indemnisation est prévue ?
Le congé est indemnisé par l’Assurance Maladie.
Pour les salariés, le principe est simple :
- 70 % du salaire net durant le premier mois ;
- 60 % du salaire net durant le second mois.
Cette rémunération reste toutefois plafonnée selon les règles de la Sécurité sociale.
Les modalités diffèrent légèrement selon le statut professionnel (fonction publique, indépendants, professions libérales…), mais le principe reste globalement identique : permettre aux parents de réduire temporairement leur activité tout en conservant une partie importante de leurs revenus.
Comment faire sa demande ?
Pour les salariés, la procédure est relativement simple.
Il suffit de prévenir son employeur :
- au minimum un mois avant le début souhaité du congé ;
- ou seulement quinze jours lorsque le congé débute immédiatement après le congé paternité ou le congé d’adoption.
La demande doit préciser :
- la date de début ;
- la durée choisie (un ou deux mois) ;
- ainsi que le fractionnement éventuel.
Bonne nouvelle : les salariés n’ont aucune démarche particulière à effectuer auprès de leur caisse d’Assurance Maladie. C’est l’employeur qui se charge des formalités administratives.
Les travailleurs indépendants, professions libérales, artistes-auteurs ou encore les demandeurs d’emploi doivent quant à eux effectuer leur demande directement via le téléservice mis en place par l’administration.
Votre employeur peut-il refuser ?
Non.
Le congé supplémentaire de naissance constitue un droit.
Si toutes les conditions sont remplies et que les délais sont respectés, l’employeur ne peut pas refuser votre demande ni imposer un report du congé.
Peut-on cumuler ce congé avec d’autres aides ?
Pas toujours.
Le congé supplémentaire de naissance n’est notamment pas cumulable avec :
- les indemnités journalières maladie ;
- les allocations chômage ;
- la PreParE (Prestation partagée d’éducation de l’enfant) sur la même période ;
- certaines prestations versées par la CAF comme le complément de libre choix du mode de garde (CMG), sauf exception prévue pour certains enfants nés au premier semestre 2026.
En cas de doute, il est toujours recommandé de vérifier sa situation directement auprès de la CAF ou de l’Assurance Maladie.
Pourquoi ce nouveau congé est une bonne nouvelle pour les papas ?
Ces dernières années, la place du père auprès du nouveau-né a beaucoup évolué.
Les études montrent que les premiers mois sont essentiels pour construire le lien d’attachement avec son enfant, mais aussi pour soutenir sa partenaire durant une période souvent intense, physiquement comme émotionnellement.
Ce nouveau congé offre davantage de souplesse aux familles. Il permet aussi aux pères qui le souhaitent de s’investir encore davantage dans leur nouveau rôle, sans devoir faire un choix radical entre carrière professionnelle et vie familiale.
Chez Planète Papas, nous ne pouvons que nous réjouir de cette avancée. Parce qu’au-delà des chiffres et des démarches administratives, ces semaines supplémentaires représentent surtout des souvenirs, des premiers sourires, des nuits parfois compliquées… mais surtout un temps précieux qui ne reviendra jamais.
Si votre bébé est né en 2026 ou doit bientôt arriver, prenez quelques minutes pour vérifier votre éligibilité. Ce nouveau droit pourrait bien vous offrir le plus beau des cadeaux : davantage de temps auprès de votre enfant.
Sources officielles
- Service-Public.fr
- « Entrée en vigueur du congé supplémentaire de naissance : quelles sont les modalités pratiques ? » (3 juin 2026, mise à jour du 23 juin 2026)
- « Création d’un congé supplémentaire de naissance » (7 janvier 2026)
- Assurance Maladie (ameli.fr)
- Dossier « Congé supplémentaire de naissance »
- FAQ officielle détaillant les conditions d’ouverture des droits, les démarches, les cas particuliers, les modalités d’indemnisation, les règles de cumul, les changements d’employeur, les interruptions de congé, etc.
- Ministère du Travail
- Modèle officiel de demande de congé et modalités de notification à l’employeur.
- Caisse nationale des allocations familiales
- Informations relatives aux règles de cumul avec les prestations familiales (PreParE, CMG, AJPP, AJPA).
- Assurance Maladie et Service-Public.fr
- Décrets d’application publiés au Journal officiel le 31 mai 2026, rendant le dispositif effectif au 1er juillet 2026.
FAQ : le congé supplémentaire de naissance en 10 questions
Le congé supplémentaire de naissance remplace-t-il le congé paternité ?
Non. Le congé supplémentaire de naissance vient en complément du congé paternité, du congé maternité et du congé d’adoption. Il ne les remplace pas et ne modifie pas leur durée.
Combien de temps dure ce nouveau congé ?
Chaque parent peut bénéficier d’un ou deux mois de congé supplémentaire. Si vous choisissez deux mois, ils peuvent être pris en une seule fois ou être fractionnés en deux périodes d’un mois.
Les deux parents peuvent-ils prendre leur congé en même temps ?
Oui. Les parents sont libres de prendre leur congé simultanément ou en alternance. Chacun dispose d’un droit individuel qui ne peut pas être transféré à l’autre parent.
Qui peut bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?
Le dispositif est ouvert aux salariés, travailleurs indépendants, agents de la fonction publique, professions libérales, demandeurs d’emploi, artistes-auteurs et à plusieurs autres catégories d’actifs, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits prévues par l’Assurance Maladie.
Mon employeur peut-il refuser ma demande ?
Non. Si vous remplissez les conditions d’éligibilité et respectez les délais de prévenance, votre employeur ne peut ni refuser votre congé supplémentaire de naissance ni imposer son report.
Quand dois-je prévenir mon employeur ?
Vous devez informer votre employeur au moins un mois avant le début du congé. Ce délai est ramené à quinze jours lorsque le congé débute immédiatement après le congé paternité ou le congé d’adoption.
Comment suis-je indemnisé pendant ce congé ?
Pour les salariés, le congé est indemnisé par l’Assurance Maladie à hauteur de 70 % du salaire net pendant le premier mois, puis 60 % pendant le second mois, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
Jusqu’à quand puis-je prendre ce congé ?
En règle générale, le congé doit être pris dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Une période transitoire est toutefois prévue pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.
Peut-on cumuler ce congé avec les aides de la CAF ?
Pas toujours. Le congé supplémentaire de naissance n’est notamment pas cumulable avec certaines prestations comme la PreParE ou le complément de libre choix du mode de garde (CMG), sauf dans quelques situations particulières prévues par les textes.
Pourquoi ce nouveau congé est-il une bonne nouvelle pour les papas ?
Parce qu’il offre davantage de temps pour créer un lien avec son bébé, soutenir sa conjointe durant le post-partum, partager plus équitablement les responsabilités parentales et profiter pleinement de ces premiers mois qui passent souvent beaucoup trop vite.
