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Fidget Toys à l’école

Fidget Toys à l’école : sont-ils autorisés en classe ?

Votre enfant vous réclame un Fidget Toy à glisser dans son cartable. Selon lui, cet objet l’aiderait à mieux écouter, à rester assis ou à se concentrer pendant les cours.

Peut-être utilise-t-il déjà une balle à malaxer à la maison. Peut-être a-t-il vu un camarade manipuler un petit cube en classe. À moins qu’il ne souhaite simplement apporter son dernier Pop It pour le montrer et l’échanger pendant la récréation.

Une question se pose alors : les Fidget Toys sont-ils autorisés à l’école ?

En France, il n’existe pas d’autorisation générale donnant à tous les élèves le droit d’utiliser un fidget en classe. Il n’existe pas non plus d’interdiction nationale visant spécifiquement ces objets.

Tout dépend essentiellement du règlement de l’école, des consignes de l’enseignant, du modèle apporté et de la manière dont l’enfant l’utilise.

Un petit objet silencieux proposé dans le cadre d’un aménagement pédagogique n’est pas comparable à un Fidget Spinner lumineux lancé entre deux tables.

Voici les règles et les bons réflexes à connaître avant de glisser un fidget dans le cartable.

Au sommaire de cet article intergalactique

Un Fidget Toy est-il officiellement interdit à l’école ?

Non, les textes nationaux ne mentionnent pas spécifiquement les Fidget Toys.

Cela ne signifie pas pour autant qu’un enfant peut automatiquement en apporter un.

Chaque école dispose d’un règlement intérieur qui fixe les règles de vie collective, les droits et les obligations des élèves ainsi que les conditions dans lesquelles certains objets personnels peuvent être interdits ou soumis à des restrictions. À l’école primaire, ce règlement est élaboré à partir du règlement type départemental, puis examiné et voté par le conseil d’école.

Certains règlements interdisent de manière générale :

  • les jouets personnels ;
  • les objets de valeur ;
  • les objets susceptibles de perturber la classe ;
  • les jeux provoquant des échanges ou des disputes ;
  • les objets présentant un risque pour la sécurité.

Un Fidget Toy peut donc entrer dans l’une de ces catégories, même si le mot « fidget » n’apparaît pas dans le règlement.

Qui décide si un fidget peut être utilisé en classe ?

Pendant le temps de classe, l’enseignant reste responsable de l’organisation pédagogique et du bon déroulement des activités.

C’est donc lui qui peut autoriser, limiter ou refuser l’utilisation d’un Fidget Toy, en cohérence avec le règlement de l’établissement.

Un objet peut être accepté :

  • pendant certains exercices ;
  • lors des temps d’écoute ;
  • uniquement sous la table ;
  • pour une durée limitée ;
  • dans le cadre d’un aménagement convenu avec la famille.

Le même objet peut être refusé s’il attire l’attention des autres élèves, fait du bruit ou empêche l’enfant de travailler.

L’autorisation n’est donc pas nécessairement définitive. Elle peut être retirée lorsque le fidget ne remplit plus son objectif.

Un enfant peut-il apporter son fidget sans prévenir l’enseignant ?

Ce n’est pas recommandé.

Même si l’objet est petit et silencieux, mieux vaut prévenir l’enseignant avant de l’ajouter aux fournitures scolaires.

Une arrivée discrète au fond de la trousse peut rapidement provoquer :

  • des discussions avec les camarades ;
  • des demandes pour essayer l’objet ;
  • des échanges ;
  • des jalousies ;
  • une confiscation temporaire ;
  • un malentendu entre l’enfant et l’enseignant.

La meilleure démarche consiste à présenter simplement la situation.

Vous pouvez expliquer que votre enfant aime manipuler un petit objet lorsqu’il écoute et demander si un essai serait envisageable.

L’objectif n’est pas d’imposer une solution à l’école, mais de rechercher une règle commune.

Pourquoi certains enseignants acceptent-ils les Fidget Toys ?

Certains enfants ont du mal à garder leurs mains immobiles pendant une activité.

Ils peuvent :

  • jouer avec leurs crayons ;
  • déchirer des morceaux de papier ;
  • toucher les affaires de leurs voisins ;
  • taper sur la table ;
  • tirer sur leurs vêtements ;
  • se lever fréquemment.

Un petit fidget discret peut parfois canaliser ce besoin moteur.

Dans ce cas, l’objet n’est pas considéré comme une récompense. Il devient un outil destiné à aider l’élève à rester disponible pour l’activité.

L’intérêt réel doit toutefois être observé. Le fait que l’enfant réclame un fidget ne suffit pas à démontrer qu’il se concentre mieux avec celui-ci.

Pourquoi d’autres enseignants les refusent-ils ?

Les fidgets sont vendus comme des jouets. Beaucoup sont conçus pour attirer le regard et donner envie de jouer.

En classe, ils peuvent devenir une source de distraction importante.

Un enseignant peut notamment les refuser lorsqu’ils :

  • produisent des clics répétés ;
  • tournent ou roulent ;
  • sont très colorés ;
  • possèdent des lumières ;
  • nécessitent les deux mains ;
  • sont montrés aux autres élèves ;
  • servent à faire des figures ;
  • sont lancés ou prêtés ;
  • provoquent des échanges pendant les cours.

Le problème ne vient donc pas nécessairement du principe du fidget, mais du modèle choisi et de son utilisation.

Tous les Fidget Toys sont-ils adaptés à la classe ?

Non.

Un Fidget Spinner, un Pop It géant et une petite bague sensorielle ne produisent pas le même niveau de stimulation.

Les modèles les mieux adaptés à un environnement scolaire sont généralement :

  • petits ;
  • silencieux ;
  • solides ;
  • peu colorés ;
  • utilisables avec une seule main ;
  • manipulables sans être regardés ;
  • dépourvus de pièces détachables.

Le fidget doit idéalement pouvoir rester dans la main, sous la table ou dans une poche.

Plus l’objet est spectaculaire, moins il a de chances d’être accepté durablement en classe.

Quels fidgets vaut-il mieux éviter à l’école ?

Certains modèles ont davantage leur place à la maison ou pendant les récréations, lorsque le règlement les autorise.

C’est notamment le cas :

Du Fidget Spinner

Sa rotation attire naturellement le regard. L’enfant peut chercher à le faire tourner plus vite, plus longtemps ou à réaliser des figures.

Il peut également tomber, rouler sous une table ou attirer les camarades.

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Du Pop It bruyant

Le bruit des bulles peut rapidement devenir agaçant dans une classe silencieuse, surtout si l’enfant appuie dessus en permanence.

Des balles rebondissantes

Une balle à malaxer peut être discrète. Une balle qui rebondit devient en revanche un jeu susceptible d’interrompre le cours.

Des jouets remplis de gel

Ils peuvent se percer, fuir ou se déchirer lorsqu’ils sont malmenés.

Des fidgets composés de petites pièces

Une pièce détachée peut être perdue, avalée ou laissée au sol.

Des lots de plusieurs objets

Une boîte remplie de dix ou vingt fidgets encourage l’enfant à changer constamment de modèle, à les comparer et à les montrer.

Pour la classe, un seul objet simple suffit largement.

Un fidget est-il autorisé pendant la récréation ?

Cela dépend encore une fois du règlement de l’école.

Certains établissements tolèrent les petits jouets dans la cour. D’autres interdisent tous les objets apportés de la maison pour éviter les pertes, les vols, les blessures et les disputes.

Le retour du Fidget Trading, qui consiste à échanger des fidgets entre enfants, pourrait d’ailleurs inciter certains établissements à renforcer leurs règles.

Les échanges peuvent provoquer des conflits lorsque :

  • l’un des enfants regrette sa décision ;
  • un objet est présenté comme rare alors qu’il ne l’est pas ;
  • les enfants ne sont pas d’accord sur ce qui a été prêté ou échangé ;
  • un fidget disparaît ;
  • un élève exerce une pression sur un autre.

Avant d’autoriser votre enfant à emporter sa collection, vérifiez donc ce qui est permis dans son école.

Que se passe-t-il si l’enfant ne respecte pas les règles ?

L’enseignant peut demander à l’élève de ranger son fidget.

Selon les règles prévues par l’école, l’objet peut éventuellement être conservé temporairement, puis rendu à l’enfant ou à ses parents.

Cela ne signifie pas nécessairement que l’enseignant considère le fidget comme mauvais.

L’objet a simplement cessé d’être compatible avec le travail demandé.

Pour éviter les incompréhensions, il est utile de définir dès le départ une règle très claire :

« Tu peux utiliser le fidget tant qu’il t’aide à écouter. S’il devient un jouet ou s’il dérange les autres, tu le ranges. »

Cette règle donne à l’enfant un repère concret.

Le fidget peut-il être accepté pour un enfant avec un TDAH ?

Oui, cela peut être envisagé, mais le diagnostic ne donne pas automatiquement le droit d’utiliser n’importe quel fidget à tout moment.

Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement qui peut notamment se manifester par des difficultés d’attention, de l’impulsivité et une agitation ayant des répercussions sur la vie quotidienne et scolaire.

Pour certains enfants concernés, un objet discret peut faire partie des adaptations testées afin de limiter certaines manipulations parasites ou de faciliter le maintien dans l’activité.

Mais d’autres enfants ayant un TDAH seront davantage distraits par cet objet.

L’aménagement doit donc répondre à un besoin observé, et non uniquement à une affirmation commerciale inscrite sur l’emballage du produit.

Faut-il un certificat médical pour utiliser un fidget en classe ?

Pas nécessairement.

Un enseignant peut autoriser ponctuellement un petit objet sans demander de document médical, notamment lorsqu’il souhaite tester son utilité.

En revanche, lorsqu’un enfant présente des besoins éducatifs particuliers durables, les adaptations peuvent être formalisées dans différents dispositifs scolaires.

Le ministère de l’Éducation nationale indique que ces adaptations peuvent notamment figurer dans un PPRE, un PAI, un PAP ou un PPS, puis être consignées dans le livret de parcours inclusif.

Cela permet d’éviter que l’utilisation de l’objet dépende uniquement d’un accord oral ou change complètement d’une classe à l’autre.

Qu’est-ce qu’un PAP ?

Le plan d’accompagnement personnalisé, ou PAP, est destiné aux élèves présentant des difficultés scolaires durables liées à un trouble des apprentissages.

Il décrit les adaptations pédagogiques dont l’élève a besoin.

Le document est décliné selon le niveau scolaire et doit mettre en avant les aménagements réellement indispensables plutôt qu’une accumulation de mesures générales.

Selon le profil de l’enfant, un outil sensoriel ou un objet de manipulation peut éventuellement être intégré parmi les adaptations testées, lorsqu’il répond à un objectif identifié.

Le terme « Fidget Toy » n’a toutefois pas besoin d’être systématiquement inscrit. L’aménagement peut être décrit plus largement comme la possibilité d’utiliser un objet discret de régulation ou de manipulation.

Quelle différence entre PAP, PAI et PPS ?

Ces dispositifs ne répondent pas aux mêmes situations.

Le PAP

Il concerne les élèves rencontrant des difficultés scolaires durables en raison d’un ou plusieurs troubles des apprentissages.

Le PAI

Le projet d’accueil individualisé concerne principalement les enfants ayant un problème de santé nécessitant des dispositions particulières pendant le temps scolaire.

Il peut coexister avec un PAP, un PPRE ou un PPS.

Le PPS

Le projet personnalisé de scolarisation concerne les élèves en situation de handicap et organise les modalités de leur parcours scolaire ainsi que les compensations nécessaires.

Dans tous les cas, l’objectif n’est pas d’obtenir une autorisation particulière pour un jouet à la mode. Il s’agit de formaliser les besoins de l’élève et les réponses pédagogiques appropriées.

Un fidget peut-il faire partie d’un aménagement raisonnable ?

Potentiellement, oui.

Un aménagement raisonnable est une mesure adaptée à une situation concrète afin de permettre à un élève ayant des besoins particuliers de participer et de progresser dans son parcours scolaire, sans imposer une contrainte disproportionnée à l’établissement.

Un petit objet silencieux peut être envisagé lorsque son utilité est observée et qu’il ne perturbe ni les autres élèves ni l’organisation de la classe.

Cependant, le fidget n’est qu’une possibilité parmi beaucoup d’autres.

Les adaptations peuvent également porter sur :

  • le placement de l’élève ;
  • la durée des exercices ;
  • la formulation des consignes ;
  • les pauses motrices ;
  • la présentation des supports ;
  • l’organisation du matériel ;
  • la réduction des sources de distraction.

Il ne faut donc pas résumer l’accompagnement d’un enfant ayant des besoins particuliers à la présence d’un jouet dans sa trousse.

Comment parler du fidget avec l’enseignant ?

L’échange sera généralement plus constructif si vous partez d’une observation précise plutôt que d’une demande absolue.

Évitez par exemple :

« Mon enfant a besoin de son fidget, vous devez le laisser l’utiliser. »

Vous pouvez plutôt expliquer :

« À la maison, nous avons remarqué qu’il manipule beaucoup ses crayons pendant les devoirs. Avec une petite balle silencieuse, il semble rester davantage dans l’activité. Pensez-vous qu’un essai encadré serait possible en classe ? »

Cette formulation laisse la place à l’observation de l’enseignant.

Vous pouvez également demander :

  • à quel moment l’enfant décroche ;
  • ce qu’il manipule habituellement ;
  • si son agitation dérange la classe ;
  • si un autre aménagement serait plus pertinent ;
  • comment évaluer l’efficacité du fidget.

Le retour de l’enseignant est essentiel, car le comportement observé à la maison peut être très différent de celui constaté à l’école.

Comment organiser une période d’essai ?

Plutôt que d’autoriser immédiatement l’objet pour toute l’année, il peut être intéressant de prévoir un test sur une ou deux semaines.

Définissez ensemble :

  • le modèle autorisé ;
  • les moments d’utilisation ;
  • l’endroit où l’objet doit rester ;
  • les comportements interdits ;
  • les critères permettant d’évaluer son utilité ;
  • la règle appliquée s’il devient gênant.

À la fin de la période, l’enseignant et les parents peuvent faire un point.

Le fidget est probablement utile si l’enfant :

  • interrompt moins souvent ;
  • joue moins avec son matériel ;
  • reste plus facilement assis ;
  • écoute davantage ;
  • ne dérange pas ses voisins ;
  • accepte de ranger l’objet.

Il est probablement inadapté si l’enfant :

  • ne regarde plus que lui ;
  • le montre aux autres ;
  • invente des jeux ;
  • négocie son utilisation ;
  • le prête ou l’échange ;
  • travaille moins efficacement.

Quelles règles expliquer à son enfant ?

Un fidget accepté en classe doit rester soumis à des règles simples.

L’enfant peut retenir les consignes suivantes :

  • je l’utilise uniquement aux moments autorisés ;
  • je le garde dans une seule main ;
  • je ne le lance pas ;
  • je ne le prête pas ;
  • je ne le montre pas à mes camarades ;
  • je le garde sous la table si cela est demandé ;
  • je le range dès que l’enseignant me le dit ;
  • je ne l’utilise pas pour faire des figures.

Expliquez-lui également que l’autorisation dépend de son comportement.

Plus il montre qu’il sait utiliser l’objet discrètement, plus l’enseignant pourra lui faire confiance.

Le fidget doit-il rester à l’école ?

Cela peut être une solution intéressante.

Un objet réservé à la classe présente plusieurs avantages :

  • il est moins souvent oublié ;
  • il n’est pas mélangé avec la collection personnelle ;
  • il devient moins tentant de le montrer aux camarades ;
  • son utilisation reste associée à un objectif précis ;
  • les échanges sont plus faciles à éviter.

Un modèle peu coûteux et sans valeur affective est généralement préférable.

Il vaut mieux ne pas envoyer à l’école le fidget préféré de l’enfant ou un modèle rare auquel il tient énormément.

Que faire si le fidget est perdu ou cassé ?

Les écoles rappellent fréquemment qu’elles ne sont pas responsables des objets personnels interdits ou apportés sans demande particulière.

Même lorsqu’un fidget est autorisé, il peut tomber, se casser ou disparaître.

Avant de l’apporter, expliquez à votre enfant que :

  • l’objet doit rester dans sa trousse ou sa main ;
  • il ne doit pas être prêté ;
  • il peut être perdu ;
  • il ne sera pas nécessairement remplacé immédiatement.

Cette discussion évite que le fidget ne devienne une source de tension avec l’école.

Les fidgets peuvent-ils perturber les autres élèves ?

Oui.

Même lorsqu’un enfant les utilise correctement, certains objets attirent fortement le regard des camarades.

Un petit clic répété, un mouvement de rotation ou une matière qui change de forme peut détourner l’attention de plusieurs élèves.

C’est pourquoi l’intérêt individuel doit toujours être mis en balance avec le fonctionnement collectif de la classe.

Un fidget n’est véritablement adapté que s’il aide l’enfant sans gêner son entourage.

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Peut-on interdire le fidget à un enfant qui en a besoin ?

La question doit être examinée avec nuance.

Lorsqu’un objet a simplement été apporté comme jouet, l’enseignant peut demander qu’il soit rangé conformément au règlement et aux règles de la classe.

Lorsqu’il correspond à un besoin éducatif identifié et fait partie d’un aménagement formalisé, son utilisation mérite en revanche d’être discutée avec la famille et les professionnels concernés plutôt que supprimée sans recherche d’alternative.

Cela ne signifie pas que l’enfant doit pouvoir l’utiliser sans aucune limite.

L’équipe éducative peut rechercher un autre modèle ou une autre stratégie si le fidget choisi perturbe la classe.

L’objectif doit rester le besoin de l’élève, pas la défense d’un objet particulier.

Quelles alternatives au Fidget Toy en classe ?

Un enfant qui a besoin de bouger ou de manipuler quelque chose ne doit pas nécessairement recevoir un jouet.

D’autres solutions peuvent être envisagées :

  • une gomme malléable ;
  • un élastique fixé aux pieds de la chaise ;
  • une courte pause motrice ;
  • une mission permettant de se déplacer ;
  • une assise adaptée ;
  • un placement limitant les distractions ;
  • un petit objet tactile très neutre ;
  • des exercices courts et fractionnés ;
  • une consigne visuelle ;
  • un temps de respiration.

L’efficacité dépend du motif réel de l’agitation.

Un enfant qui s’ennuie, un enfant anxieux et un enfant présentant un TDAH peuvent tous gigoter, mais ils n’ont pas nécessairement besoin de la même réponse.

Faut-il acheter un fidget présenté comme « spécial école » ?

Pas forcément.

Les mentions « spécial concentration », « recommandé pour le TDAH » ou « idéal pour l’école » relèvent souvent du marketing.

Le produit ne devient pas adapté à la classe uniquement parce que ces mots apparaissent sur sa fiche.

Avant l’achat, vérifiez surtout :

  • le niveau sonore ;
  • la taille ;
  • la solidité ;
  • la présence de petites pièces ;
  • la possibilité de l’utiliser sans le regarder ;
  • l’absence de lumière ;
  • l’âge recommandé ;
  • la conformité aux exigences de sécurité.

Un objet très simple peut être bien plus efficace qu’un coffret présenté comme thérapeutique.

Que faire si l’école refuse tous les fidgets ?

Commencez par demander les raisons de ce refus.

L’établissement souhaite peut-être éviter une mode collective, les échanges ou les jouets bruyants.

Expliquez alors que votre demande concerne un seul objet discret, utilisé dans un cadre précis.

Lorsqu’un besoin durable existe, vous pouvez solliciter un échange avec :

  • l’enseignant ;
  • le directeur ou la directrice ;
  • le médecin scolaire ;
  • les professionnels qui accompagnent l’enfant ;
  • l’équipe éducative.

L’objectif n’est pas d’obtenir gain de cause à tout prix, mais de trouver une solution acceptable pour l’enfant et pour la classe.

Il est possible que le fidget soit refusé, mais qu’un autre aménagement remplisse la même fonction.

Que faire si tous les enfants veulent le même objet ?

C’est l’une des difficultés rencontrées lorsqu’un élève apporte un fidget visible.

Les camarades peuvent rapidement considérer cet objet comme un avantage ou un jouet dont ils sont privés.

Pour éviter cet effet d’imitation, l’enseignant peut :

  • demander un modèle très discret ;
  • expliquer qu’il s’agit d’un outil individuel ;
  • autoriser certains objets à différents élèves selon leurs besoins ;
  • préférer une solution moins attractive ;
  • ranger le fidget en dehors des moments prévus.

Les besoins éducatifs ne sont pas nécessairement identiques pour tous.

De la même manière que certains enfants portent des lunettes ou utilisent un ordinateur, un outil particulier peut être proposé à un élève sans devoir être distribué à toute la classe.

Les Fidget Toys sont-ils une bonne idée à l’école ?

Ils peuvent l’être, mais sous certaines conditions.

Un fidget a davantage de chances d’être utile lorsqu’il est :

  • choisi pour répondre à un besoin concret ;
  • accepté par l’enseignant ;
  • conforme au règlement ;
  • petit et silencieux ;
  • utilisé selon des règles précises ;
  • évalué après une période d’essai ;
  • rangé dès qu’il devient une distraction.

À l’inverse, il a peu de chances d’être pertinent lorsqu’il est apporté pour suivre une mode, attirer les camarades ou alimenter une collection.

La différence entre un outil pédagogique et un jouet tient moins à l’objet lui-même qu’à son objectif et à son utilisation.

En résumé

Les Fidget Toys ne sont ni systématiquement autorisés ni automatiquement interdits dans les écoles françaises.

Leur présence dépend :

  • du règlement intérieur ;
  • des consignes de l’enseignant ;
  • de la nature de l’objet ;
  • de son niveau de discrétion ;
  • du comportement de l’enfant ;
  • de l’existence éventuelle d’un aménagement pédagogique.

Avant de mettre un fidget dans le cartable, parlez-en à l’enseignant.

Privilégiez un modèle simple, silencieux et peu attractif. Fixez des règles avec votre enfant et acceptez que l’objet soit rangé s’il devient une source de distraction.

Pour un enfant ayant des besoins éducatifs particuliers, le fidget peut éventuellement faire partie d’un accompagnement plus global, notamment dans le cadre d’un PAP ou d’un PPS. Il ne doit toutefois jamais être présenté comme la seule solution.

Le bon fidget scolaire n’est pas celui qui fait le plus envie dans la cour de récréation.

C’est celui que l’enfant peut oublier dans sa main tout en restant pleinement disponible pour apprendre.

FAQ sur les Fidget Toys à l’école

Les Fidget Toys sont-ils interdits dans toutes les écoles ?

Non. Il n’existe pas d’interdiction nationale visant spécifiquement les fidgets. Chaque établissement applique son règlement intérieur et ses propres consignes.

Un enseignant peut-il confisquer un Fidget Toy ?

Il peut demander à l’élève de le ranger et appliquer les mesures prévues par le règlement de l’école lorsque l’objet perturbe la classe ou a été apporté malgré une interdiction.

Mon enfant peut-il apporter un fidget sans autorisation ?

Il est préférable de demander l’accord de l’enseignant, même pour un petit modèle silencieux.

Quel fidget choisir pour l’école ?

Privilégiez un objet petit, silencieux, solide, sans lumière et utilisable d’une seule main sans avoir besoin de le regarder.

Le Fidget Spinner est-il adapté à la classe ?

Il est généralement peu adapté, car sa rotation attire le regard, encourage les figures et peut distraire les autres élèves.

Un enfant ayant un TDAH peut-il utiliser un fidget en classe ?

Cela peut être envisagé si l’objet répond à un besoin identifié et aide réellement l’enfant. Son utilisation peut être testée et éventuellement formalisée dans un dispositif d’accompagnement.

Faut-il un PAP pour utiliser un fidget à l’école ?

Non, pas systématiquement. Un enseignant peut autoriser un essai sans PAP. En cas de besoins durables, les adaptations peuvent toutefois être formalisées.

Peut-on échanger ses fidgets pendant la récréation ?

Cela dépend du règlement de l’école. De nombreux établissements interdisent les échanges de jouets pour éviter les disputes, les pertes et les accusations de vol.

Que faire si l’enseignant refuse le fidget ?

Demandez les raisons du refus et recherchez avec lui une solution alternative répondant au même besoin : pause motrice, objet plus discret, élastique de chaise ou autre adaptation.

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Sources

  • Ministère de l’Éducation nationale, Le règlement intérieur à l’école, mise à jour du 22 décembre 2025.
  • Ministère de l’Éducation nationale, Règlement type départemental des écoles maternelles et élémentaires publiques.
  • Ministère de l’Éducation nationale, La scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers, mise à jour d’octobre 2025.

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