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Peut-on améliorer naturellement sa fertilité masculine

Peut-on améliorer naturellement sa fertilité masculine ? Ce que dit vraiment la science

Lorsque l’on apprend que sa fertilité pourrait être en cause dans un parcours de PMA, la première réaction est souvent la même :

« Est-ce que je peux faire quelque chose pour améliorer la situation ? »

La réponse est rassurante.

Dans certains cas, oui.

Évidemment, il n’existe ni aliment miracle, ni complément alimentaire capable de régler à lui seul un problème de fertilité. Certaines causes, qu’elles soient génétiques, hormonales ou anatomiques, nécessitent une prise en charge médicale spécifique.

En revanche, la qualité des spermatozoïdes est influencée par de nombreux facteurs liés au mode de vie. Agir sur ces facteurs ne garantit pas une grossesse, mais peut contribuer à optimiser les conditions dans lesquelles vos spermatozoïdes sont produits.

Voici les principaux leviers sur lesquels vous pouvez agir.

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Première chose à savoir : les spermatozoïdes mettent près de trois mois à être produits

C’est une information essentielle.

Un spermatozoïde met environ 74 jours à être fabriqué, puis une dizaine de jours supplémentaires pour terminer sa maturation.

Autrement dit, les efforts réalisés aujourd’hui ne produiront pas leurs effets la semaine prochaine.

Ils pourront en revanche influencer la qualité du sperme utilisé lors d’une tentative de PMA programmée deux à trois mois plus tard.

La fertilité est une question de patience.

Arrêter le tabac

S’il ne fallait choisir qu’une seule mesure, ce serait probablement celle-ci.

Le tabac est associé à une diminution de la concentration des spermatozoïdes, à une baisse de leur mobilité et à une augmentation des anomalies de leur ADN.

Ces effets sont largement documentés.

La bonne nouvelle, c’est qu’une amélioration est souvent observée après l’arrêt du tabac, même chez des fumeurs de longue date.

Limiter fortement l’alcool

Un verre partagé lors d’un repas ne compromettra pas votre fertilité.

En revanche, une consommation régulière ou excessive peut perturber la production de testostérone et la fabrication des spermatozoïdes.

Pendant un parcours de PMA, de nombreux spécialistes conseillent de réduire fortement sa consommation d’alcool, voire de s’en abstenir durant les mois précédant une tentative.

Arrêter les drogues récréatives

Cannabis, cocaïne, amphétamines, ecstasy…

Toutes ces substances peuvent avoir un impact sur la fertilité masculine.

Le cannabis est notamment associé, dans plusieurs études, à une diminution de la concentration et de la mobilité des spermatozoïdes.

Si vous préparez un projet parental, l’arrêt de ces consommations constitue l’une des meilleures décisions que vous puissiez prendre.

Vérifier ses traitements médicaux

C’est un sujet encore trop peu abordé.

La plupart des médicaments n’ont pas d’effet démontré sur la fertilité masculine.

En revanche, certains traitements peuvent effectivement altérer la production de spermatozoïdes ou modifier leur qualité.

C’est notamment le cas de certains traitements hormonaux à base de testostérone, des stéroïdes anabolisants utilisés pour la musculation, de certaines chimiothérapies ou de quelques traitements prescrits dans des maladies chroniques.

Le bon réflexe est simple : informez toujours votre médecin ou votre centre de PMA de tous les médicaments, compléments alimentaires et produits naturels que vous prenez.

N’interrompez jamais un traitement sans avis médical.

Adopter une alimentation équilibrée

Votre assiette ne fera pas apparaître des millions de spermatozoïdes supplémentaires.

En revanche, une alimentation variée participe au bon fonctionnement de l’organisme.

Les études suggèrent qu’un modèle alimentaire proche du régime méditerranéen, riche en fruits, légumes, poissons, légumineuses, céréales complètes, noix et huiles végétales, est associé à une meilleure qualité spermatique.

À l’inverse, une alimentation très riche en produits ultra-transformés, en sucres et en graisses saturées est généralement moins favorable.

Dormir suffisamment

Le sommeil est souvent le premier élément sacrifié lorsqu’un couple traverse un parcours de PMA.

Pourtant, plusieurs études montrent qu’un manque chronique de sommeil peut perturber la production hormonale, notamment celle de la testostérone.

Essayez de viser entre sept et neuf heures de sommeil par nuit.

Votre organisme vous remerciera.

Bouger régulièrement

L’activité physique présente de nombreux bénéfices.

Elle améliore le métabolisme, aide à maintenir un poids stable et contribue à diminuer le stress.

Quelques séances de marche rapide, de vélo modéré, de natation ou de musculation raisonnable chaque semaine sont largement suffisantes.

En revanche, les entraînements extrêmement intensifs associés à des produits dopants peuvent produire l’effet inverse.

Faire attention à la chaleur

Les testicules fonctionnent mieux à une température légèrement inférieure à celle du reste du corps.

Par précaution, il est préférable de limiter les expositions répétées à une chaleur importante :

  • bains très chauds prolongés ;
  • saunas répétés ;
  • hammams fréquents ;
  • certaines expositions professionnelles lorsque cela est possible.

En revanche, les preuves scientifiques concernant les slips serrés ou l’ordinateur portable sur les genoux restent beaucoup moins convaincantes.

Gérer le stress… sans culpabiliser

Le stress n’est pas responsable, à lui seul, d’une infertilité.

En revanche, vivre plusieurs mois sous tension permanente n’aide personne.

Prenez du temps pour vous.

Continuez à voir vos proches.

Pratiquez une activité qui vous fait du bien.

Et surtout, parlez de ce que vous ressentez.

La santé mentale fait partie intégrante de la santé reproductive.

Les compléments alimentaires sont-ils utiles ?

C’est probablement l’une des questions les plus fréquentes.

La réponse est nuancée.

Certaines études suggèrent qu’un apport en antioxydants pourrait améliorer certains paramètres du sperme chez certains hommes.

En revanche, les preuves restent variables selon les molécules et les situations.

Les compléments contenant du zinc, du sélénium, de la coenzyme Q10, de la vitamine C, de la vitamine E, de la L-carnitine ou de l’acide folique peuvent être proposés dans certains contextes, mais ils ne sont pas indiqués pour tous les patients.

Le meilleur conseil reste d’en discuter avec votre médecin.

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Ce qu’il faut retenir

Peut-on améliorer naturellement sa fertilité masculine ?

Dans de nombreux cas, oui.

Pas grâce à une solution miracle.

Mais en agissant sur les facteurs qui influencent réellement la qualité des spermatozoïdes : arrêter le tabac, limiter l’alcool, éviter les drogues, dormir suffisamment, adopter une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière et signaler tous ses traitements médicaux.

Ces changements ne remplaceront jamais une prise en charge médicale lorsqu’elle est nécessaire.

En revanche, ils permettent de mettre toutes les chances de votre côté.

Et lorsque l’on s’engage dans un parcours de PMA, chaque détail compte.

Sources

  • Organisation mondiale de la Santé – Manuel de laboratoire pour l’examen et le traitement du sperme humain (6ᵉ édition).
  • European Society of Human Reproduction and Embryology – Recommandations sur le mode de vie et la fertilité.
  • American Society for Reproductive Medicine – Avis sur les facteurs de mode de vie influençant la fertilité masculine.
  • Haute Autorité de Santé – Recommandations sur la prise en charge de l’infertilité.
  • Agence de la biomédecine – Informations destinées aux couples en parcours de PMA.

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