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Diagram showing physiological causes, sperm quality issues, environmental factors, and diagnostics related to male infertility in French.

Les principales causes de l’infertilité masculine : comprendre pour mieux agir

Lorsqu’un couple rencontre des difficultés à avoir un enfant, beaucoup d’hommes se posent rapidement la même question.

« Est-ce que le problème peut venir de moi ? »

La réponse est simple.

Oui.

Et il n’y a absolument aucune honte à cela.

Aujourd’hui, les spécialistes estiment qu’un facteur masculin est retrouvé, seul ou associé à un facteur féminin, dans près d’un couple infertile sur deux.

Pourtant, l’infertilité masculine reste encore un sujet tabou. Beaucoup d’hommes associent, à tort, fertilité et virilité.

Or, ce sont deux choses totalement différentes.

Être infertile ne dit rien de votre masculinité, de votre libido ou de votre capacité à être un bon père.

Alors, quelles sont les principales causes de l’infertilité masculine ?

Avant tout, qu’appelle-t-on infertilité masculine ?

On parle généralement d’infertilité lorsqu’un couple n’obtient pas de grossesse après douze mois de rapports sexuels réguliers sans contraception.

L’infertilité masculine correspond à une altération de la capacité des spermatozoïdes à féconder un ovocyte.

Cette altération peut concerner :

  • leur nombre ;
  • leur mobilité ;
  • leur morphologie ;
  • leur vitalité ;
  • leur matériel génétique.

Il n’existe donc pas une seule infertilité masculine, mais de nombreuses situations différentes.

Une production insuffisante de spermatozoïdes

C’est l’une des causes les plus fréquentes.

Certains hommes produisent un nombre de spermatozoïdes inférieur aux valeurs de référence.

On parle alors d’oligozoospermie.

Lorsque très peu de spermatozoïdes sont présents, les chances de fécondation diminuent naturellement.

Dans certains cas plus rares, aucun spermatozoïde n’est retrouvé dans l’éjaculat.

On parle alors d’azoospermie.

Cette situation nécessite un bilan spécialisé afin d’en rechercher la cause.

Une mobilité insuffisante

Produire des spermatozoïdes ne suffit pas.

Encore faut-il qu’ils puissent atteindre l’ovocyte.

Chez certains hommes, les spermatozoïdes se déplacent moins efficacement.

On parle d’asthénozoospermie.

Une mobilité réduite peut diminuer les chances de fécondation naturelle, même lorsque le nombre de spermatozoïdes est normal.

Des anomalies de forme

Tous les spermatozoïdes ne présentent pas une morphologie parfaite.

C’est normal.

En revanche, lorsque la proportion de spermatozoïdes présentant une forme normale devient très faible, cela peut compliquer la fécondation.

Cette anomalie est appelée tératozoospermie.

Elle est étudiée lors du spermocytogramme.

Une altération de l’ADN des spermatozoïdes

Depuis quelques années, les spécialistes s’intéressent de plus en plus à la qualité du matériel génétique contenu dans les spermatozoïdes.

Chez certains hommes, l’ADN spermatique présente une fragmentation importante.

Cette anomalie peut être associée à des difficultés de fécondation, à certains échecs répétés de PMA ou à un risque accru de fausse couche précoce.

Des examens spécifiques permettent aujourd’hui d’évaluer ce paramètre dans certaines situations.

La varicocèle

La varicocèle correspond à une dilatation des veines situées autour du testicule.

Elle est relativement fréquente.

Chez certains hommes, elle n’entraîne aucune conséquence.

Chez d’autres, elle peut perturber la production des spermatozoïdes, probablement en augmentant localement la température des testicules.

Toutes les varicocèles ne nécessitent pas un traitement.

La décision dépend du contexte médical et du projet parental.

Les troubles hormonaux

La fabrication des spermatozoïdes dépend de plusieurs hormones produites par le cerveau et les testicules.

Lorsqu’un déséquilibre hormonal survient, la production spermatique peut être perturbée.

Un simple bilan sanguin permet généralement d’évaluer ces paramètres.

Certaines maladies génétiques

Dans un petit nombre de cas, une anomalie génétique explique les difficultés de fertilité.

Ces situations concernent notamment certaines azoospermies ou des anomalies très importantes du spermogramme.

Des examens génétiques peuvent alors être proposés afin de mieux comprendre l’origine du problème.

Les infections

Certaines infections touchant les testicules, l’épididyme ou la prostate peuvent avoir un impact sur la fertilité.

C’est notamment le cas de certaines infections sexuellement transmissibles lorsqu’elles ne sont pas prises en charge.

Heureusement, toutes les infections n’entraînent pas une infertilité.

Et lorsqu’elles sont diagnostiquées rapidement, elles peuvent souvent être traitées efficacement.

Les traitements médicaux

C’est un sujet encore trop méconnu.

Certains médicaments peuvent diminuer temporairement ou durablement la production de spermatozoïdes.

Parmi eux :

  • certaines chimiothérapies ;
  • la radiothérapie ;
  • les traitements contenant de la testostérone ;
  • les stéroïdes anabolisants utilisés pour la musculation ;
  • certains traitements immunosuppresseurs ou prescrits dans des maladies chroniques.

Avant de débuter un parcours de PMA, il est essentiel de signaler tous vos traitements à votre médecin.

Y compris ceux qui vous semblent anodins.

Les habitudes de vie

Le mode de vie n’explique pas toutes les infertilités.

En revanche, il peut influencer la qualité des spermatozoïdes.

Les principaux facteurs connus sont :

  • le tabac ;
  • une consommation excessive d’alcool ;
  • les drogues récréatives ;
  • l’obésité ;
  • certaines expositions professionnelles à des produits toxiques ;
  • le manque de sommeil chronique ;
  • un mode de vie très sédentaire.

La bonne nouvelle, c’est que ces facteurs sont souvent modifiables.

L’âge

On parle beaucoup de l’âge des femmes.

Beaucoup moins de celui des hommes.

Pourtant, la qualité des spermatozoïdes évolue progressivement au fil des années.

À partir de 40 ans, on observe plus fréquemment une diminution de leur mobilité ainsi qu’une augmentation de certaines anomalies de l’ADN spermatique.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il est impossible de devenir père après 40 ou 50 ans.

Simplement que l’âge masculin fait lui aussi partie de l’équation.

Et parfois… aucune cause n’est retrouvée

C’est une situation qui peut être déroutante.

Malgré un bilan complet, il arrive qu’aucune cause précise ne soit identifiée.

On parle alors d’infertilité masculine inexpliquée.

Cela ne signifie pas que le problème n’existe pas.

Simplement que la médecine ne dispose pas encore de toutes les réponses.

Ce qu’il faut retenir

Les causes de l’infertilité masculine sont nombreuses.

Elles peuvent être liées au nombre de spermatozoïdes, à leur mobilité, à leur morphologie, à leur ADN, à certaines maladies, à des déséquilibres hormonaux, à des traitements médicaux ou encore au mode de vie.

Dans certains cas, plusieurs facteurs sont associés.

L’essentiel est de ne pas tirer de conclusions hâtives.

Un spermogramme anormal ne signifie pas que vous ne deviendrez jamais père.

Et une infertilité masculine ne remet jamais en question votre masculinité.

Aujourd’hui, grâce aux progrès de la médecine de la reproduction, de nombreuses solutions existent.

La première étape reste toujours la même : comprendre la situation pour choisir la prise en charge la plus adaptée.

Sources

  • Organisation mondiale de la Santé – Manuel de laboratoire pour l’examen et le traitement du sperme humain (6ᵉ édition).
  • European Association of Urology – Recommandations sur l’infertilité masculine.
  • European Society of Human Reproduction and Embryology – Recommandations sur l’évaluation et la prise en charge de l’infertilité.
  • American Society for Reproductive Medicine – Recommandations sur l’infertilité masculine.
  • Agence de la biomédecine – Informations destinées aux couples en parcours de PMA.
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