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Spermogramme : comment se déroule l'examen

Spermogramme : comment se déroule l’examen ? Le futur papa vous explique (presque) tout

Soyons honnêtes.

Le jour où votre médecin vous annonce : « Nous allons commencer par un spermogramme », il y a de fortes chances que vous pensiez immédiatement à… la manière dont vous allez devoir réaliser cet examen.

C’est normal.

Pour beaucoup d’hommes, le spermogramme est totalement inconnu. On imagine un moment gênant, un peu stressant, parfois même humiliant.

Et puis on se rend compte, une fois sur place, que c’est finalement beaucoup plus simple que ce que l’on avait imaginé.

Ayant moi-même réalisé cet examen à plusieurs reprises dans le cadre d’un parcours de PMA, je peux vous le dire : oui, la première fois est un peu particulière. Le contexte médical, la salle de recueil, le fait de savoir que l’on est à l’hôpital… tout cela peut être déroutant.

Mais il faut aussi savoir relativiser.

Car si ce moment est parfois inconfortable pour nous, il reste sans commune mesure avec ce que vivent la plupart des femmes tout au long d’un parcours de PMA : injections hormonales quotidiennes, prises de sang répétées, échographies, ponctions ovariennes, interventions médicales…

Finalement, le spermogramme est souvent notre première véritable contribution médicale au projet de devenir parents.

À quoi sert un spermogramme ?

Le spermogramme est l’examen de référence pour évaluer la fertilité masculine.

Son objectif est simple : analyser la qualité du sperme afin de comprendre si certains paramètres pourraient expliquer les difficultés du couple à concevoir un enfant.

Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas simplement de compter les spermatozoïdes.

Le laboratoire étudie notamment :

  • leur concentration ;
  • leur mobilité ;
  • leur vitalité ;
  • leur morphologie (lorsqu’un spermocytogramme est associé) ;
  • le volume de l’éjaculat.

Ces informations permettront au médecin de déterminer si une grossesse naturelle reste envisageable ou si une aide médicale sera plus adaptée.

Avant l’examen : quelques consignes à respecter

Le laboratoire vous demandera généralement de respecter une période d’abstinence sexuelle comprise entre deux et sept jours.

Pourquoi ?

Parce que cette durée permet d’obtenir un échantillon représentatif.

Une abstinence trop courte ou trop longue pourrait modifier certains paramètres et rendre les résultats plus difficiles à interpréter.

Pensez également à signaler toute fièvre récente ou tout traitement médicamenteux en cours.

Une forte fièvre, par exemple, peut altérer temporairement la qualité des spermatozoïdes pendant plusieurs semaines.

Le jour J : à quoi faut-il s’attendre ?

C’est souvent cette étape qui inquiète le plus.

En réalité, elle est beaucoup moins impressionnante qu’on ne l’imagine.

Après votre arrivée au laboratoire ou au centre de PMA, un professionnel de santé vous explique le déroulement de l’examen et vous remet un récipient stérile.

Vous êtes ensuite dirigé vers une salle de recueil.

Soyons francs : ce n’est probablement pas la pièce la plus chaleureuse que vous visiterez cette année.

On est loin d’une chambre d’hôtel avec vue sur la mer.

Le décor est médical, parfois un peu impersonnel, et vous savez pourquoi vous êtes là.

Forcément, cela peut créer un peu de pression.

Et c’est précisément pour cette raison qu’il ne faut surtout pas culpabiliser si vous vous sentez stressé.

Vous êtes loin d’être le premier.

Les équipes médicales accompagnent quotidiennement des hommes dans cette situation.

Pour elles, il s’agit d’un examen de routine.

Et si je n’y arrive pas ?

C’est probablement la question que presque tous les hommes se posent… sans toujours oser la poser.

Le stress peut effectivement compliquer le recueil.

Et c’est parfaitement compréhensible.

Dans certains cas, le laboratoire peut proposer une nouvelle tentative ou expliquer les solutions envisageables si le recueil n’a pas pu être réalisé dans de bonnes conditions.

L’important est de ne pas vivre cela comme un échec.

Le contexte est particulier, l’enjeu émotionnel est immense et personne ne vous juge.

Que devient le sperme ensuite ?

Une fois le recueil terminé, l’échantillon est immédiatement transmis au laboratoire.

Les biologistes analysent ensuite différents paramètres selon des critères internationaux définis par l’Organisation mondiale de la Santé.

L’analyse prend généralement un peu de temps.

Les résultats sont ensuite transmis au médecin qui les interprétera en tenant compte de votre âge, de vos antécédents et du contexte global du couple.

C’est un point très important.

Un spermogramme ne se lit jamais seul.

Un mauvais résultat signifie-t-il que je suis stérile ?

Non.

Et c’est probablement le message le plus important de cet article.

La qualité du sperme varie naturellement.

Le stress, une infection récente, une forte fièvre, certains médicaments ou encore certaines habitudes de vie peuvent modifier les résultats.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un deuxième spermogramme est souvent demandé lorsque le premier révèle une anomalie.

Les médecins ne tirent jamais de conclusion définitive sur un seul examen.

Quelques conseils de futur papa

Si je pouvais donner quelques conseils à celui que j’étais avant mon premier spermogramme, ce seraient ceux-ci.

Ne vous mettez pas une pression inutile.

Respectez simplement les consignes données par le laboratoire.

N’hésitez pas à poser toutes vos questions aux professionnels de santé.

Et surtout, gardez du recul.

Oui, le contexte est un peu gênant.

Oui, on préférerait évidemment être ailleurs.

Mais cet examen dure quelques minutes.

Votre conjointe, elle, s’apprête souvent à vivre des semaines, voire des mois de traitements, d’injections, de contrôles et parfois d’interventions beaucoup plus lourdes.

Finalement, le spermogramme est peut-être l’occasion de se rappeler que ce parcours est un projet de couple.

Chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Ce qu’il faut retenir

Le spermogramme impressionne davantage avant qu’après.

Il s’agit d’un examen simple, indolore et essentiel pour comprendre la fertilité masculine.

Même si le contexte peut sembler inhabituel lors de la première fois, les professionnels de santé réalisent cet examen quotidiennement et savent parfaitement que la situation peut être source de stress.

L’essentiel est de ne pas rester seul avec vos questions.

Et surtout, de garder à l’esprit que ce premier examen constitue une étape importante vers un objectif qui, lui, mérite largement quelques minutes d’inconfort : devenir papa.

Sources

  • Organisation mondiale de la Santé – Manuel de laboratoire pour l’examen et le traitement du sperme humain (6ᵉ édition).
  • Agence de la biomédecine – Informations sur le bilan de fertilité masculine.
  • Haute Autorité de Santé – Recommandations sur la prise en charge de l’infertilité.
  • European Society of Human Reproduction and Embryology – Recommandations relatives à l’évaluation de la fertilité masculine.

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