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PMA : 10 précautions que tous les futurs papas devraient connaître pour protéger leur fertilité

PMA : 10 précautions que tous les futurs papas devraient connaître pour protéger leur fertilité

Lorsque l’on entame un parcours de procréation médicalement assistée (PMA), toute l’attention semble naturellement se porter sur la femme. Les rendez-vous médicaux s’enchaînent, les traitements hormonaux débutent et les examens se multiplient.

Pendant ce temps, beaucoup d’hommes ont le sentiment que leur rôle consiste essentiellement à réaliser un spermogramme… puis à attendre.

C’est une idée reçue.

La qualité du sperme constitue l’un des facteurs majeurs de réussite d’un parcours de PMA. Bonne nouvelle : contrairement à certains facteurs génétiques ou anatomiques, une partie de cette qualité dépend directement de notre mode de vie.

Les spermatozoïdes mettent environ 74 jours à être produits, auxquels s’ajoutent une dizaine de jours de maturation. Autrement dit, ce que vous faites aujourd’hui influencera la qualité de votre sperme dans près de trois mois.

Voici les principales précautions à connaître.

1. Arrêter de fumer : probablement le meilleur investissement pour votre fertilité

Le tabac reste l’un des ennemis les mieux documentés de la fertilité masculine.

Le tabagisme est associé à une diminution du nombre de spermatozoïdes, une baisse de leur mobilité et une augmentation des anomalies de leur ADN. Or, l’intégrité de cet ADN joue un rôle important dans le développement de l’embryon.

Même après plusieurs années de tabagisme, arrêter permet souvent d’améliorer progressivement certains paramètres spermatiques.

2. Limiter fortement l’alcool

Un verre occasionnel n’a probablement pas d’impact majeur sur la fertilité.

En revanche, une consommation régulière ou excessive peut diminuer la production de testostérone, perturber la fabrication des spermatozoïdes et altérer leur qualité.

Pendant un parcours de PMA, de nombreux spécialistes recommandent de limiter au maximum sa consommation d’alcool, voire de s’en abstenir durant les quelques mois précédant une tentative de FIV ou d’ICSI.

3. Bannir les drogues récréatives

Le cannabis, la cocaïne, les amphétamines et d’autres drogues récréatives peuvent avoir un impact négatif sur la fertilité masculine.

Le cannabis est notamment associé, dans plusieurs études, à une diminution de la concentration et de la mobilité des spermatozoïdes, tandis que d’autres substances peuvent perturber durablement la production hormonale.

Si vous envisagez une PMA, le plus prudent est d’arrêter complètement ces consommations.

4. Soyez vigilant avec certains médicaments

C’est un sujet dont on parle encore trop peu.

Tous les médicaments n’ont pas d’effet sur la fertilité masculine. En revanche, certains traitements peuvent diminuer temporairement ou durablement la production de spermatozoïdes.

C’est notamment le cas de certains :

  • traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie ;
  • stéroïdes anabolisants utilisés pour la musculation ;
  • traitements hormonaux à base de testostérone (qui peuvent paradoxalement bloquer la production de spermatozoïdes) ;
  • certains immunosuppresseurs ;
  • quelques médicaments utilisés dans des maladies chroniques.

D’autres traitements peuvent avoir un impact variable selon les personnes ou les doses.

Le message essentiel est simple : n’arrêtez jamais un traitement de votre propre initiative, mais signalez systématiquement à votre médecin, à votre urologue ou à votre centre de PMA tous les médicaments, compléments alimentaires et produits naturels que vous prenez, même ponctuellement.

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5. Évitez la surchauffe des testicules

Les testicules sont situés à l’extérieur du corps pour une bonne raison : ils ont besoin d’une température légèrement inférieure à celle de l’organisme pour produire des spermatozoïdes dans de bonnes conditions.

Une exposition répétée à une chaleur importante pourrait altérer temporairement la spermatogenèse.

Par précaution, il est conseillé de limiter :

  • les bains très chauds répétés ;
  • les séances prolongées de sauna ou de hammam ;
  • les expositions professionnelles importantes à la chaleur lorsqu’elles peuvent être aménagées.

En revanche, les données scientifiques sont moins convaincantes concernant le port de sous-vêtements serrés ou l’utilisation occasionnelle d’un ordinateur portable sur les cuisses. Ces facteurs semblent avoir un impact bien moindre que le tabac, l’alcool ou certaines maladies.

6. Dormez suffisamment

Le sommeil est souvent négligé.

Pourtant, il participe au bon fonctionnement hormonal de l’organisme, notamment à la production de testostérone.

Des nuits chroniquement trop courtes ou un sommeil de mauvaise qualité sont associés, dans plusieurs études, à une baisse de certains paramètres spermatiques.

Essayez de conserver des horaires réguliers et de viser entre sept et neuf heures de sommeil par nuit.

7. Gardez un poids stable

Le surpoids et l’obésité peuvent perturber l’équilibre hormonal masculin et diminuer la qualité du sperme.

À l’inverse, les régimes très restrictifs ou les pertes de poids rapides ne sont pas souhaitables non plus.

L’objectif n’est pas d’atteindre un poids « parfait », mais d’adopter une alimentation équilibrée et durable.

8. Bougez… sans excès

Une activité physique régulière est bénéfique pour la fertilité.

Elle contribue à limiter le stress, améliore le métabolisme et favorise un meilleur équilibre hormonal.

En revanche, les entraînements extrêmement intensifs, associés à une fatigue chronique ou à l’utilisation de produits dopants, peuvent produire l’effet inverse.

Comme souvent, l’équilibre reste le meilleur allié.

9. Adoptez une alimentation variée

Il n’existe pas d’aliment miracle capable d’améliorer instantanément la fertilité.

En revanche, un régime riche en fruits, légumes, légumineuses, poissons, céréales complètes, noix et huiles végétales semble associé à une meilleure qualité spermatique.

Ces aliments apportent notamment des antioxydants qui participent à la protection des cellules reproductrices contre le stress oxydatif.

Avant de prendre des compléments alimentaires, demandez toujours conseil à votre médecin. Ils peuvent être utiles dans certaines situations, mais ne remplacent jamais une alimentation équilibrée.

10. Prenez soin de votre santé… et de votre moral

Un parcours de PMA est rarement un sprint.

C’est souvent un marathon.

Le stress n’explique pas, à lui seul, les difficultés à concevoir. En revanche, il peut rendre cette période beaucoup plus difficile à vivre.

N’hésitez pas à poser vos questions à l’équipe médicale, à échanger avec votre partenaire ou à solliciter un accompagnement psychologique si vous en ressentez le besoin.

Prendre soin de votre santé mentale fait pleinement partie du parcours.

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Ce qu’il faut retenir

En PMA, les hommes disposent eux aussi de leviers d’action.

Arrêter le tabac, limiter l’alcool, éviter les drogues, adopter une bonne hygiène de vie, signaler tous ses traitements au médecin et préserver sa santé générale sont autant de mesures susceptibles d’optimiser les conditions dans lesquelles les spermatozoïdes sont produits.

Aucune de ces précautions ne garantit une grossesse.

En revanche, elles permettent de mettre toutes les chances du côté du couple et d’aborder le parcours de PMA dans les meilleures conditions possibles.

Enfin, gardez en tête qu’il faut du temps pour observer d’éventuelles améliorations : un spermatozoïde met près de trois mois à être produit. Les efforts réalisés aujourd’hui pourront donc porter leurs fruits lors d’une tentative de PMA programmée quelques semaines plus tard.

Sources

  • Haute Autorité de Santé (HAS) – Recommandations sur l’infertilité et l’assistance médicale à la procréation.
  • Agence de la biomédecine – Informations destinées aux patients.
  • European Society of Human Reproduction and Embryology – Recommandations de bonnes pratiques en médecine de la reproduction.
  • American Society for Reproductive Medicine – Avis sur les facteurs de mode de vie et la fertilité masculine.
  • Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français – Référentiels sur la prise en charge de l’infertilité.

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