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Phobie scolaire

La phobie scolaire : comment aider mon enfant ?

Même si cela ne nous concerne pas forcément de manière directe, nous sommes très nombreux à connaître, dans notre entourage, un enfant qui se met dans tous ses états dès lors qu’on lui parle de se rendre à l’école ou plus tard, au collège… Il ne faut pas se laisser penser que ce comportement très buté n’est qu’une forme de manipulation de l’enfant sur ses parents, qui, trop gentils et trop empathiques, se feraient quelque part rouler dans la farine…

Au contraire, la phobie scolaire est un mal qui existe bel et bien, et qui concerne près de 200 000 enfants rien qu’en France, avec une tendance à l’augmentation qui fait un peu peur. Au cours de ce contenu, nous allons dans un premier temps nous pencher sur ce que les termes de Phobie Scolaire signifient et englobent véritablement, avant, dans une 2nd temps, de vous donner quelques pistes de réflexion et quelques solutions qui pourraient vous rendre les choses et la vie plus simples…

La phobie scolaire en quelques chiffres

Si l’on en croit les chiffres officiels, il faut savoir qu’en France seulement, près de 200 000 enfants souffrent de phobie scolaire ! Et ce ne sont là que des chiffres officiels, ce qui laisse à penser que dans la réalité, la situation est sans le moindre doute encore plus inquiétante…

Nombreux sont les parents qui se sentent un peu désarmés face à cette situation, et ils ont souvent la sensation de ne pas avoir vraiment de prise sur le cours des choses, ni de grille de lecture fiable, c’est la raison pour laquelle généralement, nous vous enjoignons le plus simplement du monde simplement à consulter un psychologue ou un pédopsychologue. Cela permettra de cerner le problème au plus tôt possible, et donc de pouvoir le circonscrire avant qu’il ne prenne des proportions vraiment inquiétantes.

Phobie scolaire ou refus scolaire anxieux

Très régulièrement, plutôt que de parler de phobie scolaire, on a tendance à préférer utiliser des termes tels que « refus scolaire anxieux », mais nous parlons bel et bien de  la même chose et des mêmes symptômes : des enfants qui ne peuvent plus surmonter leur angoisse de se rendre à l’école, du fait d’un stress trop intense…

Avant d’étudier ensemble les moyens de lutte et les leviers les plus efficaces afin de se sortir de ce guêpier, nous allons tout d’abord tâcher de bien délimiter ce syndrome trop souvent méconnu, et tout aussi mal compris. En effet, il nous semble tout à fait crucial de savoir très exactement de quoi l’on parle afin d’appréhender la situation de la meilleure des manières, il est donc pertinent de commencer par nommer le mal et par le circonscrire.

Qu’est-ce que la phobie scolaire, dans les faits ?

La raison pour laquelle nous avons décidé de faire une partie entière qui sera dédiée à la nature même de ce mal enfantin, c’est tout simplement par ce que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la phobie scolaire ne s’exprime pas nécessairement d’une seule et unique façon, et cela va dépendre de l’individu qui en est frappé. Une fois que l’on a dit cela, il faut tout de même reconnaître que l’on peut  malgré tout faire ressortir quelques traits communs à tous ces enfants qui souffrent : une angoisse qui les étreint suffisamment fort pour les empêcher de pouvoir se rendre à l’école et d’affronter la présence et le regard de leurs camarades…

Dans les faits, la phobie scolaire peut tout à fait se manifester de différentes façons. Il se peut par exemple que l’enfant soit subitement pris de maux de tête, voire de vomissements la veille de la rentrée des classes… Généralement la phobie scolaire, qu’elle soit aiguë ou plutôt tempérée, s’accompagne de troubles somatiques chez l’enfant, et c’est notamment pourquoi, très souvent, les parents et les proches suspectent une maladie physiologique.

Régulièrement, chez les enfants souffrant de phobie scolaire, on observe aussi une forme de phobie sociale ; cela peut d’ailleurs avoir un impact négatif décuplé, dans la mesure où cela va notablement impacter leur capacité à avoir une vie sociale épanouissante, à avoir des copains et des copines, et cela peut même parfois amener l’enfant à tout simplement refuser de sortir de chez lui…

Même si cela n’est pas obligé, on remarque que les enfants qui souffrent de phobie scolaire manifestent aussi très souvent des troubles d’ordre cognitifs. Ces derniers ne sont pas toujours faciles à  mettre en évidence, et pour  ce faire, il faudra réaliser différents tests psychologiques, psychomoteurs et d’évaluation du QI (le Quotient Intellectuel dont on s’enorgueillit tant…).

Au cours de ces mêmes tests, il arrive souvent que l’on parvienne à mettre en évidence le fait que l’enfant, loin d’être mal armé pour l’école et les études, est en fait un enfant à haut potentiel qui n’a pas été dépisté – on parle aussi de précocité intellectuelle pour définir cet état de fait-.

Les facteurs d’amplification de la phobie scolaire

Dans un tout autre ordre d’idées, il faut savoir que la phobie scolaire est également très largement favorisée et amplifiée par ce que l’on appelle les troubles « Dys », qui ont un rapport direct avec l’apprentissage. Il pourra s’agir de dyslexie, un trouble commun dont tout le monde a déjà entendu parler, mais il peut aussi s’agir de troubles moins répandus et donc moins connus, comme par exemple la dysgraphie, la dysorthographie, ou bien encore la dyscalculie…

L’ensemble de ces troubles de la famille des « Dys » comme on dit parfois dans le jargon, ne sont pas toujours très simples à identifier, du moins les premiers temps. C’est donc avec un peu de recul que les parents et toute l’équipe pédagogique l’équipe pédagogique pourront petit à petit mettre le doigt sur ce qui se passe vraiment dans la tête de l’enfant.

Les facteurs aggravants de la phobie scolaire

Afin de compléter le tableau, nous devons aussi souligner le fait que les troubles de l’attention peuvent tout à fait être des facteurs aggravant ou même déclenchant de cette terrible phobie scolaire. Afin de bien comprendre ce mécanisme, il faut comprendre que lorsqu’un enfant a du mal à maintenir son attention et sa concentration, alors il passe à côté d’une partie de la leçon et de l’apprentissage…

A partir de là, immanquablement, il va accumuler un petit retard qu’il assumera de plus en plus difficilement à mesure que ce dernier va croître. Plusieurs études très complètes ont été menées en ce sens dans différents pays industrialisés et elles semblent montrer sans coup férir qu’il y a  un lien ténu entre ces troubles de l’attention (qui concernent de plus en plus d’enfants au fil des années et de l’évolution de notre société…) et l’hyperactivité.

Par ricochet, on peut donc en déduire que l’hyperactivité permet donc de temps en temps de mettre en évidence les troubles de l’attention, et donc de déceler une hypothétique phobie scolaire légère ou en cours de développement.

Afin d’en finir avec les causes, il faut savoir que la phobie scolaire peut aussi être la manifestation d’un trouble anxieux qui serait d’ordre plus général chez l’enfant… Il se peut par exemple, que ce dernier ait développé des craintes ou des peurs irrationnelles et irraisonnées qui le bloquent complètement (ce pourrait être la phobie des insectes, d’une plante en particulier, et parfois c’est l’école…).

Phobie scolaire et âge

Contrairement aux idées reçues, notez bien que la phobie scolaire n’a pas vraiment d’âge préférentiel et elle peut tout à fait concerner un enfant qui se trouve en première, en deuxième ou en dernière année de maternelle ; être jeune ne protège ni de graves dépressions, ni de profondes addictions (que ce soit aux écrans ou autres…), ni de soucis d’alimentation.

Maintenant que nous arrivons au terme de notre première partie, nous avons compris que la phobie scolaire exprime le plus souvent un trouble plus profond. Il va donc falloir que vous creusiez un peu la nature de ce trouble afin d’en dégager les racines et les causes premières, celles qui sont à son origine.

Dans la majeure des cas, le refus scolaire anxieux est à l’origine de toutes sortes de problèmes au sein même de la famille, des dommages collatéraux qui peuvent avoir des répercussions graves sur le couple ou sur la fratrie.

On entend souvent dire de la part de personnes étrangères au cocon familial, que c’est l’éducation dans sa globalité qui doit être remise en cause, mais au fond, cela n’est pas forcément la réalité, et là encore, cela est souvent générateur de conflits, voire de brouilles…

Quel moyen pour lutter contre la phobie scolaire ?

Nous venons de le voir dans la première partie de notre contenu, les raisons qui peuvent amener un enfant à se placer en situation de refus scolaire anxieux sont pléthores, et la clef pour parvenir petit à petit à la résorber jusqu’à la faire disparaître, c’est d’identifier quels sont les vrais besoins de l’enfant. 9 fois sur 10, la phobie scolaire est une réponse à un facteur déclenchant, lui-même corrélé à un besoin non satisfait chez l’enfant.

Voilà pourquoi ce sera la capacité de l’entourage à mettre le doigt à la fois sur cet élément déclencheur et ce besoin non satisfait, qui fera que le problème sera plus ou moins facile et rapide à surmonter…

Discussion, observation et écoute

En passant par la discussion, par l’observation, par l’écoute, il faut parvenir à identifier la source du problème, ensuite de quoi il sera temps de disséquer cette émotion. De leur côté, c’est dans leur nature, les enfants ont toutes les peines du monde à faire la part des choses entre les émotions et le réel du monde purement physique et matériel, voilà pourquoi il revient à l’adulte de décortiquer cette émotion et tout ce qu’elle entraîne.

A l’esprit de l’enfant, il est primordial que vous soyez à l’écoute et que vous ne reniez pas son ressenti, ni sa réalité, car elle est ce qu’elle est, mais quoi qu’il en soit, elle  EST.  Pour parvenir à surmonter la crise, il n’est tout simplement pas question de faire comme si la phobie de l’enfant n’existait pas, ou de prétendre qu’elle n’a pas de raison d’être ; ce positionnement sera perdant à tous les coups, nous vous le garantissons, alors ne l’adoptez pas.

Dans les faits, il s’avère que plus on essaye d’enfouir une phobie dans l’oubli, et plus son retour de bâton sera cinglant lorsqu’il adviendra (car il adviendra, n’en doutez pas une seconde !).

Nous en avons terminé avec la démonstration des leviers et la déclinaison  du concept même de phobie scolaire, nous allons maintenant pouvoir passer aux solutions qui existent afin de dépasser la phobie scolaire.

La respiration, une clef du bien-être…

Le fait de respirer correctement permet non seulement d’améliorer la cohérence cardiaque, c’est-à-dire de mieux synchroniser les battements du cœur, mais cela aide aussi, dans un même temps, à équilibrer la sécrétion de certaines hormones importantes comme la cortisol.

Voici un exercice qui est souvent préconisé auprès des enfants qui ont besoin de se recentrer sur eux-mêmes et de faire la paix intérieure ; il sera parfait pour appréhender un début de solution à la phobie scolaire au crible de la respiration :

  • Débutez l’exercice  par une longue expiration que vous allez allonger sur 5 temps.
  • Une fois que l’expiration est terminée, vous allez bloquer la respiration pour 5 nouveaux temps.
  • Vous pouvez maintenant inspirer, là encore sur 5 temps, sans à coup, de la façon la plus régulière possible.
  • Expirez de nouveau sur 5 temps…
  • Bloquez de nouveau la respiration sur 5 temps…
  • Inspirez de nouveau sur 5 temps…

Dans le meilleur des cas, vous parviendrez à installer une routine chez l’enfant, dès le matin, puis dans la journée, et le soir ; l’idéal serait que l’enfant se mette de lui-même à l’exercice, mais afin de l’aider, souvent l’adulte doit être mis à contribution en même temps, pour la motivation… Pour information, le rythme respiratoire que nous préconisons au cours de cet exercice correspond peu ou prou à celui que nous observons pendant la nuit, lorsque nous dormons, et ce n’est évidemment pas anodin !

Dès que l’enfant sent poindre en lui une crise d’angoisse, engagez-le sur cet exercice de respiration, il est possible que cela parvienne à faire redescendre le tout et que la crise ne survienne finalement pas

Les solutions « Naturelles »

La Nature est ainsi faite qu’elle possède toutes sortes de remèdes plus ou moins connus et cela vaut aussi pour tout ce qui a trait aux angoisses.

Voici les solutions naturelles que nous préconisons :

Certaines huiles essentielles sont régulièrement citées et plébiscitées afin de soigner le refus scolaire anxieux, il s’agit :

  • du Petit Grain Bigarade (Aurantium ssp amara)
  • de la Marjolaine des jardins (Origanum majorana)
  • du fameux Ravintsara (Cinnamomum Camphora)
  • de la Lavande Vraie (Lanvandula Augustifolia)

Leur utilisation est simple et s’étale sur une période de 21 jours maximum : faites simplement respirer à votre enfant une de ces huiles essentielles (ou bien un mélange) le matin avant l’école, en fin d’après-midi lorsque l’école est terminée et au coucher. Il est également envisageable de déposer 2 ou 3 gouttes sur un diffuseur pour la nuit, voire même lui proposer un inhalateur pour une utilisation au cours de la journée…

Procurez-vous des fleurs de Bach et faites prendre 2 ou 3 gouttes à l’enfant, sous la langue :

  • l’Élixir d’urgence
  • la Star of Bethleem
  • la Rock Rose
  • la Mimulus ou l’Aspen

La libération des émotions

Cette technique est aussi appelée EFT (pour Emotional Freedom Technique) et elle travaille en profondeur sur l’esprit du sujet afin de résorber pour de bon le souci de phobie dont il est victime. Pour information, l’utilisation de la technique de l’EFT ne se limite pas à la phobie scolaire, on l’applique à l’ensemble des phobies, avec un succès qui est tout à fait satisfaisant.

L’objectif de notre contenu n’est pas d’entrer dans une description très détaillée de la pratique EFT, toutefois vous pourrez tout savoir sur le sujet en vous fendant d’une recherche sur Internet, ou bien en en touchant quelques mots à votre médecin traitant, voire à un pédopsychologue.

Sur une base d’acupuncture, par le biais de questionnements simples (par exemple : Quelle est l’émotion source de la phobie ? A quel niveau se manifeste-t-elle ? Avec quelle intensité se fait-elle ressentir ?), et en utilisant des outils dédiés (formulation synthétique de la situation, avec les mots de l’enfant, et non les vôtres…), l’EFT va vous permettre de stimuler quelques points précis. Cette action va petit à petit amener l’émotion coupable à perdre de son intensité, et la phobie associée va elle aussi commencer à faiblir.

En conclusion :

La phobie scolaire est un sujet infiniment plus complexe et plus large que ce que l’on pourrait penser de prime abord. Au même titre qu’il peut y avoir plusieurs facteurs déclenchant ou aggravant, il y a également plusieurs manières de lutter contre la phobie scolaire, et nous espérons vivement que ce contenu vous aura aidé à mieux comprendre de quoi il retourne…

Si le sujet vous intéresse au point de vouloir creuser davantage, nous ne saurions trop vous conseiller de vous orienter vers des associations de parents qui ont été confrontés au problème avec un de leurs enfants. tout spécifiquement, car ; Les associations de ce type sont nombreuses et les expériences partagées seront très précieuses pour toutes celles et tous ceux qui ne possèdent pas nécessairement les clefs de lecture afin de bien comprendre la phobie scolaire et de lutter contre le plus efficacement possible.

Une recherche rapide via quelques mots-clefs et à peu près n’importe quel moteur de recherche suffira à mettre la main sur d’innombrables sites et blogs qui traitent du sujet  de manière claire, avec des explications détaillées et des tonnes d’exemples qui vous parleront. Ne vous minez pas plus que le nécessaire si vous rencontrez le souci avec votre enfant, car des dizaines de milliers de parents sont passés par là, et dans l’écrasante majorité des cas, il leur a été possible de trouver les solutions qui ont finalement permis à l’enfant de suivre une scolarité adaptée et tout à fait normale.

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