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Terreurs nocturnes : comment s’en débarrasser ?

terreur nocturne

Contrairement à ce que l’on peut penser, les terreurs nocturnes ne sont pas uniquement les affaires des enfants. En effet, ce phénomène survient également chez les adultes bien que cela ne concerne que 2 % d’entre eux. Ces épisodes se caractérisent par des réveils nocturnes en sursaut accompagnés d’une crise de panique, mais sitôt oubliés. Nous vous invitons à entrer plus dans les détails des terreurs nocturnes dans notre billet.

Une pathologie touchant nourrisson, enfant et adulte

Les terreurs nocturnes représentent une pathologie de type parasomnie pouvant être difficile à traiter tant que son origine n’est pas connue. Celles-ci touchent autant les nourrissons que les enfants, mais également certains adultes, et se caractérisent par des réveils paniqués avec un état de confusion mental, mais fort heureusement, les personnes concernées n’en gardent aucun souvenir – c’est plutôt la personne dormant à côté d’une victime de terreurs nocturnes que ces épisodes peuvent être impressionnants.

Ainsi, les nourrissons dès leur neuvième mois peuvent faire face à des terreurs nocturnes comme les jeunes enfants, les adolescents ainsi que les adultes. Ces épisodes surviennent généralement une à trois heures après le coucher durant la phase de sommeil dit « lent profond », et deviennent récurrents lorsqu’elles ne sont pas prises en charge. Souvent symptomatiques d’une grande anxiété, de difficultés personnelles ou encore de problèmes psychologiques, les terreurs nocturnes peuvent entraîner des blessures ou une crise de somnambulisme pour les personnes concernées.

La différence entre cauchemar et terreur nocturne

Beaucoup de gens font l’amalgame entre cauchemar et terreur nocturne alors que ce sont des choses bien différentes. Un épisode de terreur nocturne est marqué par un réveil brutal avec une crise d’angoisse et des cris perçants puis une absence totale de souvenirs par la suite. Il faut aussi comprendre que cette pathologie diffère aussi d’autres parasomnies comme la paralysie du sommeil.

Toutefois, les terreurs nocturnes ont tendance à être plus accentuées et fréquentes chez l’enfant que chez l’adulte de la même manière que le bruxisme (le fait de grincer des dents durant le sommeil) ou encore la somniloquie (le fait de parler en dormant). La différence avec les cauchemars, c’est que les terreurs nocturnes ne se produisent pas au même moment que ceux-ci. En effet, ces épisodes apparaissent peu après l’endormissement alors que les cauchemars font leur apparition lors du sommeil paradoxal.

Les cauchemars représentent généralement des phobies relatives à ce que l’on a pu voir plutôt dans la journée ou une angoisse momentanée.

Pour les terreurs nocturnes, il a été prouvé qu’elles ont un lien direct avec des évènements traumatisants vécus par le passé, l’anxiété ou encore le stress. Les peurs psychiques sont ainsi retranscrites à travers ces épisodes pouvant être violents. La terreur que l’on peut ressentir pendant ce bref instant est souvent plus accentuée que les problèmes que l’on rencontre dans la réalité.

Les personnes victimes de terreurs nocturnes peuvent être en proie à des blessures lors d’un épisode en essayant de se débattre si elles ne sont pas maîtrisées. Et tant les hommes que les femmes sont susceptibles d’être concernés par un épisode d’une telle ampleur. Lorsque les crises deviennent trop violentes, il est alors nécessaire et obligatoire de consulter un professionnel de santé – il ne faut pas non plus penser qu’il s’agit d’une crise de démence ou quelque chose d’obscur.

Le diagnostic d’une terreur nocturne

Lorsque les terreurs nocturnes impactent la vie quotidienne des personnes concernées ou encore leur travail, il leur est recommandé de trouver une solution à leur problème dans les plus brefs délais. Il faut savoir qu’il n’y a pas une unique cause à ce phénomène.

En effet, nombreux sont les facteurs pouvant les provoquer, et ils sont alors à rechercher en fonction de chaque individu : qualité de sommeil dégradé, prédisposition génétique, forte anxiété dans la vie quotidienne, épisode traumatique…

Le diagnostic d’une terreur nocturne est assez difficile à poser chez les adultes, dont les crises sont plus rares et espacées que chez les enfants. Et dans la mesure où les personnes concernées n’en gardent aucun souvenir lorsqu’elles se réveillent, celles qui dorment seules peuvent ressentir une certaine fatigue sans avoir ce qu’elles ont vécu.

La meilleure solution reste alors de consulter un médecin, comme un psychologue ou un psychothérapeute. C’est lui qui pourra faire un diagnostic plus approfondi en posant des questions sur des troubles de sommeil éventuels, des antécédents familiaux en matière de somnambulisme ou encore des crises de parasomnie comme la paralysie du sommeil. Il estimera par ailleurs le niveau de stress subi et pourra demander à la victime de terreur nocturne de tenir un journal de sommeil.

Les moyens de remédier à une crise de terreur nocturne

Il existe aujourd’hui plusieurs méthodes pour se défaire d’une terreur nocturne. Elles peuvent être conventionnelles, naturelles ou homéopathiques.

Les traitements conventionnels

Comme traitements conventionnels, l’approche psychothérapique est celle qui a le plus d’effet. Pour de nombreuses personnes, il peut être difficile de trouver le moyen de se défaire d’une terreur nocturne. La solution la plus fréquente est alors de traiter une affection sous-jacente, comme une apnée du sommeil ou un problème psychologique.

Faire une psychothérapie peut être utile, mais aussi l’amélioration des conditions du sommeil (qualité notamment). On peut par exemple essayer de se coucher à des heures fixes en évitant les écrans le soir ou encore les aliments excitants comme le café, les boissons gazeuses et autre. Un traitement médicamenteux basé sur la benzodiazépine est également possible, mais attention, il faut consulter un médecin avant d’en prendre.

Les traitements naturels

Pour mettre fin aux épisodes de terreurs nocturnes, on peut se tourner vers des traitements naturels. Les huiles essentielles, par exemple, ont des vertus relaxantes et apaisantes, permettant d’aider à mieux dormir, ce qui a pour effet d’éviter des épisodes de terreurs nocturnes. On peut par exemple utiliser un diffuseur pour répandre des essences d’huiles essentielles dans la chambre environ une demi-heure avant d’aller se coucher. On peut aussi en déposer quelques gouttes sur l’oreiller. Parmi les essences les plus efficaces pour améliorer la qualité du sommeil, il y a la camomille romaine, la mandarine, la lavande ou encore la bergamote et le bois de santal. On peut aussi faire une tisane qui permet de se relaxer et de se détendre progressivement. Les infusions naturelles comme la mélisse, la passiflore ou encore la verveine sont celles favorisant le plus l’endormissement. Cela apportera de la sérénité et du calme avant de dormir.

Les traitements homéopathiques

La médecine homéopathique est reconnue pour ses nombreux bienfaits. Elle est aujourd’hui sollicitée par de nombreuses personnes souffrantes de différentes pathologies que la médecine conventionnelle n’a pas réussi à prendre en charge. Certains composés homéopathiques sont connus pour aider à combattre le stress et l’anxiété, et peuvent se montrer efficaces pour éviter les terreurs nocturnes : 5 granules de Belladonna, 5 granules d’Aconitum napellus ou 3 granules d’Arsecnicum album.


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